Les horticulteurs de Hôi An pas à la fête pour le Têt

Ecrit par Guide francophone vietnam sur . Publié dans Nouvelles Actualité vietnam

Les horticulteurs de Hôi An pas à la fête pour le Têt: Les villages spécialisés dans la culture de plantes d’ornement et de kumquats de la ville de Hôi An (province de Quang Nam, Centre) sont à la peine cette année. Pour sauver la saison, certains horticulteurs parient sur les plantes à floraison rapide.

L’abricotier et le kumquat de Câm Hà, Câm Châu, Tân An et Trà Quê (Hôi An) sont depuis longtemps connus pour alimenter les marchés du Centre et du Tây Nguyên (hauts plateaux du Centre). Mais cette année, les caprices de la nature font peser une lourde menace sur les rendements et inquiètent, à juste titre, les horticulteurs.

D’après le bureau économique de Hôi An, la ville fournira pour le Têt du Cheval quelque 17.000 pots de rosiers, 15.000 de chrysanthèmes, 53.000 de glaïeuls et 350.000 pots d’autres fleurs, à condition que la météo soit plus clémente.

Hoi An Vietnam

Le kumquat fait grise mine…

La commune de Câm Hà est depuis de longues années le 1er fournisseur de kumquats du Centre. Sur les 1.600 foyers horticoles qu’elle abrite, plus de 700 sont spécialisés dans la culture de cet arbre et fournissent plus de 200.000 pots par an sur le marché. Chaque année, à l’approche du Têt traditionnel, les commerçants affluent de toutes parts, des hauts plateaux du Centre aux localités du Sud, pour passer leurs commandes et charger la marchandise. La bourgade, très calme le reste de l’année, s’agite brutalement quelques semaines durant.

Mais, pour ce Têt du Cheval, point d’effervescence. Le village des kumquats, dévasté par le passage de plusieurs typhons successifs, cherche le chaland du regard, en vain, et des centaines de pots sont empilés là, vides, à l’image des lieux. «Ces dernières années, la vente des pots de kumquats et d’autres plantes d’ornement rapportait à ma famille des dizaines de milliards de dôngs par an. Mais les typhons d’il y a quelques mois ont dévasté 30% à 50% des plantations de kumquat», partage Trân Hông, domicilié dans le village de Trang Kèo de la commune de Câm Hà.

Nguyên Viêt Dung, qui vit dans le quartier de Thanh Hà (Hôi An), fait savoir que la qualité des kumquats pour le Têt du Cheval est inférieure aux années précédentes. Sa famille a perdu 700 pots en raison des typhons qui ont frappé la région en octobre et novembre derniers : «Au Têt du Serpent, les commerçants de Cà Mau, Dông Nai (Sud), Bac Ninh (Nord) venaient ici chasser les plus beaux arbres. Mais pour ce Têt, j’ai le coeur serré en voyant ces pots de kumquats aux feuilles recroquevillées, aux petits fruits, parfois carrément flétris. Vivement l’année prochaine !», dit-il, visiblement agacé.

Partageant l’avis de M. Dung, M. Hông ajoute : «La mauvaise récolte des kumquats s’explique tant par les caprices météo que le ravage des insectes. Je n’ai pu garder que 200 pieds dans mon verger».

… et l’abricotier aussi

Même constat pour M. Luân, propriétaire de plus de 200 pieds d’abricotiers à Câm Châu, qui soupire devant ses arbustes dégarnis : «Le froid – il y a parfois de la gelée blanche – ne favorise pas la pousse de nouveaux bourgeons».

Il suffit de faire le tour des dizaines de vergers d’abricotier aux alentours de la cité classée patrimoine mondial pour constater la catastrophe, au regard des visages déconfits des horticulteurs. À l’instar de celui de Nguyên Công Thoi à Tân An, dont à peine 30% des 500 pots qu’il possède disposent de rameaux avec des boutons prêts à éclore. Cet homme vient de vendre 20 pots (5,5 millions de dôngs/unité) à une entreprise, mais ces arbres sont encore loin d’être en fleurs. À titre de comparaison, ils étaient l’an dernier à la même époque constellés de boutons…

Contrairement aux cultivateurs de kumquats, les floriculteurs de la ville spécialisés dans les variétés à floraison rapide affichent davantage d’optimisme. À Câm Châu, Câm Hà, Trà Quê et Tân An, les plantes à fleurs vendues chères comme chrysanthèmes, myosotis, œillets, orchidées ou encore Chaenomeles speciosa (une variété de rosacée originaire de Chine) sont prêtes à inonder le marché.

Nguyên Hai, domicilié dans le quartier de Thanh Hà, informe que sa famille a en stock 200 pots de fleurs, avec notamment de nombreux chrysanthèmes et myosotis. Chaque année, elle gagne plus de 20 millions de dôngs : «Mais avec les dégâts engendrés par les typhons sur les villages floraux du Centre, les cours vont s’envoler avant le Têt. Cela risque bien d’être le +jackpot+ pour nous !».

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