Histoire des temples d’Angkor

Histoire des temples d’Angkor: Le très célèbre site archéologique d’Angkor se situe à 7 km de Siem Reap. Ce complexe monumental se compose de plus d’une centaine de temples, de palais et de bassins, édifiés entre le IXe et le XIVe siècle. Les temples d’Angkor sont les témoins d’une époque où la puissance et la richesse des Khmers atteignait leur apogée. Au XXe siècle, cet ensemble de monuments constituait le plus grand chantier archéologique du monde, où travaillaient en permanence quelques 800 hommes, équipés d’un matériel lourd et important. La centaine de sanctuaires disséminés sur plusieurs milliers d’hectares créait un lien très étroit entre religion et royauté, et permettait aux souverains d’asseoir leur pouvoir sur la population. Palais, édifices publics ou maisons particulières, les temples possèdent chacun une architecture propre et représentent aujourd’hui encore une source d’inspiration et de fierté nationale pour les Cambodgiens.

Le complexe d’Angkor est l’une des plus attrayantes destinations du monde.

Les Origines: Les premières traces de la civilisation Khmère remonteraient au VIIe siècle, mais il fallut attendre le IXe siècle pour que de réels témoignages de vie de cette civilisation nous apparaissent sous forme de construction en pierres.

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Jayavarman II est le premier roi d’envergure car il unifia un royaume alors morcelé et installa sa capitale à Angkor. Il régna pendant environ 35 ans jusqu’en 835 (environ). Le positionnement de sa capitale près de Siem Reap et du lac Tonlé Sap était stratégique: le lac était poissonneux et ses eaux alimentaient généreusement les rizières. Avec tant de richesses naturelles, l’empire Khmer ne pouvait alors que prospérer.

A partir de cette époque, un lien étroit entre religion et royauté s’instaure au travers de la construction de tous ces temples; l’objectif étant, pour le roi, d’affirmer son pouvoir et sa légitimité.

La religion fut d’abord brahmanique puis devint progressivement bouddhiste. L’architecture en témoigne avec des représentations symboliques comme par exemple le temple-montagne qui est une représentation terrestre des dieux. Le mont Meru, centre mythique de l’univers est symbolisé par le sommet du temple, et les douves autour représentent l’océan cosmique…

Les rois successifs se sont efforcés de développer des cités autour des temples en élaborant des systèmes d’exploitation hydrauliques de grande dimension, ce qui explique les douves et les barays qui se trouvent encore aujourd’hui autour des grands temples.

La puissance de la civilisation Khmère: L’âge d’or d’Angkor dura environ 6 siècles. Témoins de cette richesse passée, plusieurs centaines de temples apportent la preuve du raffinement et de la puissance de cette civilisation, qui régna sur un territoire couvrant l’ensemble des pays qui composent actuellement l’Asie du Sud-Est. Encore aujourd’hui, Angkor a un attrait particulier pour les bouddhistes et hindouistes du monde entier.

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Pendant ces 6 siècles, certains rois ont marqué plus que d’autres: Suryavarman II, construisit à partir de 1113 le plus beau et le plus grand de tous les temples : Angkor Vat, le plus connu et le plus achevé.

Jayavarman VII (1181-1218) a été un constructeur hors pair car il a créé entre autres, le fameux Bayon au sein d’Angkor Thom et Ta Prohm en mémoire de sa mère. Il institua également le bouddhisme comme religion d’Etat et il eut bonne réputation auprès du peuple en ce qu’il fit construire des hôpitaux un peu partout dans le pays.

Le déclin d’Angkor: Les raisons du déclin sont incertaines. Cependant, la concurrence du puissant royaume du Siam voisin basé à Sukhothai, semble avoir poussé la Cour d’Angkor à s’installer à Phnom Penh aux alentours de 1431.
Malgré l’abandon d’Angkor, l’empire Khmer était encore très puissant. Et la région a continué à être habitée, mais plus aucun temple ne sortit de terre. Un seul temple ne fut jamais abandonné et conserva toujours des objets de cultes: Angkor Vat.

La reconnaissance internationale: C’est seulement au milieu du XIXe siècle, que l’opinion internationale commence à se rendre compte de la richesse inestimable que constitue Angkor. Ceci grâce notamment aux travaux du Français Henri Mouhot.

Angkor, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, a bien sûr souffert des ravages de la guerre, des pillages, et souffre encore aujourd’hui de l’affluence touristique. Mais les organes d’Etat et le soutien international aident grandement à la préservation de ce trésor inestimable de l’Humanité.

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